Nicolas Sarkozy confirme mardi une grande réforme de la fiscalité du patrimoine pour le printemps 2011, officiellement au nom de la convergence fiscale allemande. Comme l’Espagne et l’Allemagne, la France supprimerait son bouclier fiscal qui lui a coûté 679 millions € et son Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) qui lui a rapporté 3,9 milliards €. Ces suppressions seraient compensées par la création d’un nouvel impôt qui privilégierait les revenus du patrimoine tels que les dividendes, intérêts et plus-values.

Le contenu n’est pas complétement défini mais plusieurs pistes sont envisagées: tout d’abord la suppression du prélèvement forfaitaire libératoire qui taxe les intérêts et dividendes à 19% auxquels s’ajoutent 12,1% de cotisations sociales.

Les revenus de l’épargne seraient également taxés au barème normal de l’impôt sur le revenu souvent moins avantageux: en effet, les taux avoisinent souvent les 30 à 41% pour les revenus élevés auxquels s’ajoutent 12,1% de cotisations sociales.

Enfin la fiscalité sur les plus-values réalisées lors de la vente d’action, de titres ou de biens immobiliers pourrait être relevée.

Pour Nicolas sarkozy, cette nouvelle taxation doit être neutre sur le montant des prélèvements obligatoires. L’objectif n’est donc pas d’alourdir la fiscalité sur le patrimoine mais de la rendre plus efficace. Toutefois, cette nouvelle taxation va concerner des Français qui n’étaient pas touchés au préalable. Pour eux, la fiscalité va ainsi augmenter. L’autre enjeu est évidemment un enjeu budgétaire: l’ISF a rapporté 3,2 milliard € à l’Etat cette année alors que le bouclier fiscal a coûté 679millions€. Le gouvernement doit donc trouver plus de 2,5 milliards€. Pas sûr que ce seul nouvel impôt sur le patrimoine suffise.

BioMérieux, spécialiste en tire du in vitro, revoit ses prévisions de progression de chiffre d’affaires à la baisse. Suite à la publication d’une légère progression de ses ventes au 3ème trimestre dans un environnement européen et nord américain plus dégradé que prévu, le groupe prévoit une progression organique de son chiffre d’affaires de 4,5% alors qu’en Septembre il avait annoncé une progression de 6%.

Cette information a fait tomber le titre de BioMérieux: à 11h10, l’action quotait 69,85€ soit -5,4%. Cette baisse est la plus forte baisse enregistrée de l’année du SBF120 faisant ressortir une capitalisation boursière de 2,758milliards €. Le SBF120 ne cédait alors que 0,17% alors que le CAC40 0,2%.

Toutefois, malgré cette chute et la révision à la baisse des prévisions du chiffre d’affaires, BioMérieux confirme son objectif annuel de marge opérationnelle courante pour 2010 entre 17% et 18%.

Le chiffre d’affaire de BioMérieux s’est inscrit à 333 millions d’euros (+8,9% en données publiées et +1,1% à devises et périmètre constants) au 3ème trimestre. Fin septembre, il ressort à 984 millions d’euros, en croissance de 4,3% (à devises et périmètre constants) par rapport aux 9 premiers mois de 2009.

Cette croissance du chiffre d’affaires est en grande partie dûe à celle de l’Europe-Moyen-Orient-Afrique (54% du CA total) qui s’éleve à 2,1% sur neuf mois.

En Amérique du Nord (24% du CA), elle s’est chiffrée à 3,2% et dans la zone Asie-Pacifique (14% du CA) à +15%. En Amérique latine (8% du CA), l’activité a crû de 6,2%.

BioMérieux dit ne plus avoir d’endettement financier à fin septembre 2010, alors que celui-ci s’élevait à 22 millions d’euros au 30 septembre 2009.

Selon l’Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels Crédit Logement/CSA, les taux de crédit immobilier ont atteint leur plus bas niveau depuis l’Après-Guerre: 3,30% (hors assurances et coûts de sûreté) en moyenne pour le mois de Septembre contre 3,40% en Août. Du jamais vu! Ces taux ont dépassé le précédent planché qui avait atteint 3,36% au 4ème trimestre 2005.

Cette diminution inattendue des taux a permis aux banques de réduire le coût de refinancement sur leurs clients, réduction amplifiée par la forte concurrence. Les banques en profitent également pour se repositionner sur le marché avec des baisses comprises entre 0,20% et 0,50% début septembre. Les taux fixes sont fortement plesbicités par les emprunteurs dûs essentiellement à la baisse de l’OAT 10ans, principal indice de référence des taux d’intérêts longs termes, qui est passé de 3,04% en juillet à 2,48% en septembre.

De plus, la durée moyenne des prêts a atteint 207mois, niveau le plus bas depuis 2006. En septembre 53,4% des prêts sont souscrits pour une durée entre 20 et 30ans, contre 53,3% en Août et seulement 51,4% en Juillet.

Outre des conditions de crédit très attractives, le total des crédits immobiliers ne s’élève qu’à 140 milliards € en 2010, soit une progression de +17% sur 2009, mais très loin de son record (170,23 milliards € en 2007).

Ces conditions favorables à l’emprunt ont toutefois abouti à une explosion des prix des logements dans les métropoles: +140% depuis les années 1990 soit une multiplication des prix par 22 depuis 1964, bien plus que l’inflation.

Même si l’INSEE a enregistré une progression des prix de +3,1% en un an, l’ensemble de l’industrie française se stabilise peu à peu (+0,1% en Aout)

Globalement, les indices de prix de production de l’industrie française ont augmenté de +0,2% en Juillet dûs à une hausse des prix des produits des industries extractives, de l’énergie et de l’eau (+2,6%), et ce malgré un recul des prix des produits manufacturés (-0,2%).

Une stabilisation des prix des produits de raffinage….

En effet, les prix des produits de raffinage sont stables malgré une baisse en Juillet de -3,8%. Les prix du pétrol brut en euros étaient orientés à la baisse en Juillet (-3,7%) du fait de l’appréciation de l’euro sur le dollard. En Août, l’atténuation de sa progression en € (+1,3% contre +2,2% en $) a permis la stabilisation des prix des produits de raffinage (-0,1%)

Mais aussi des denrées alimentaires….

Malgré une hausse en Juillet (+0,5%), les prix des denrées alimentaires se stabilisent également grâce à un recul des prix de la viande (-0,5%), plus particulièrement le prix du porc (-0,8%).

Seuls les prix des équipements éléctriques et informatiques sont particulièrement touchés………

Cependant, malgré un recul de -0,9% en Juillet, les prix des équipements électriques et informatiques sont orientés à la hausse en Août (+0,5%) dûs à une hausse sensible du prix des équipements électriques de +1,5%.

Et qu’en est-il sur les marchés extérieurs?

Sur les marchés extérieurs, non seulement les prix des produits industriels fléchissent (-0,3% en Août/ 0% juillet), mais aussi ceux des denrées alimentaires (-0,6% août/ +0,7% juillet) ainsi que ceux de cokéfaction et raffinage (-1,4% août/ -1,3% juillet).

Soutient à la formation, un retour en arrière ?

Posted August 16th, 2010 by Edouard

Chers internautes, Bonjour !

Certains d´entre vous ont peut être remarqué les récentes, pour ne pas dire étonnantes propositions de notre gouvernement en matière de politique économique et sociale,  dans une nouvelle tentative de réduction du déficit budgétaire .

J´ai choisi de réagir à travers cet article à la dernière proposition de loi visant les étudiants.

Faisant partie de la grande majorité des étudiants francais qui disposent d’un logement et donc bénéficient des aides personnalisées au logement (APL) tout en étant rattachés au foyer fiscal de leurs parents, je me sens bien évidemment concerné par la dernière “trouvaille” du gouvernement.
Le projet de loi qui a été annoncé au mois de juillet dernier par le ministre du budget François Baroin a pour but de mettre un terme au cumul de la demi part fiscale dont bénéficie tout les foyers auquels sont rattachés les étudiant et des APL perçus par ces derniers.
Une mesure qui selon moi manque totalement de sens quand on sait que celle ci concernerait près de 40% des étudiants, et que la perte financière pour les foyers se situerait entre 1400 et 3500 euros selon l´aide à laquelle ils seraient contraints de renoncer.

Alors que le mécontentement des syndicats étudiants ne cesse de croître, notamment au regard de la question du logement qui constitue un fort handicap tout les ans lors de la rentrée scolaire, je m’interroge fortement sur la légitimité d’une telle proposition. Celle ci ne pouvait bien évidemment manquer d’attiser la colère de milliers de parents et d’étudiants à l’encontre du gouvernement, mais surtout de mettre en péril le système d’éducation nationale pour lequel tant de gens ont oeuvrés.

C’est à se demander quelle importance est accordée à l’éducation en France …

A bientôt !

Mes chers amis, Bonjour !

A la suite de mon article préçedent sur la proposition de loi de notre cher ministre du budget Mr Francois Baroin, visant à amputer les étudiant et leurs familles d’une part non-négligeable de leurs ressources, je me devais de vous faire part de l’évolution de la situation.

Après que le Président de la république ait choisi d’abandonner ce projet suscitant la colère des étudiants et de leurs familles, choix qui semble être le plus mûrement réflechi dans toute cette affaire notamment à l’approche des élections présidentielles de 2012… le “nouvel“ angle d’attaque du gouvernement se révele n’être rien de moins que les impôts.

Quoi de plus étonnant ? Après maintes tentatives dont nous n’avons pas toujours saisi le sens( bien heureusement courronnées d’échecs pour la plupart) pour créer de nouveaux impôts, le ministre du budget Mr Francois Baroin propose aujourd’hui  au risque de perdre toute crédibilité une augmentation des impôts, plus précisement de la Contribution au Remboursement de la Dette Sociale (CRDS) dès 2013.

Loin de moi l’idée de vouloir minimiser l’ampleur de cette dette sociale que l’on nous rappelle depuis des années, bien qu’elle serve aujourd’hui à mon avis de justification à beaucoup trop de projets de lois du gouvernement… on ne peut nier qu’il nous faudra tous en tant que citoyens participer à l’effort de remboursement.

Cependant, dans un contexte de scandales politiques et économiques, où des personnalités telles que Jacques Chirac ( ancien président de la république) ou Eric Woerth, actuel ministre du Travail (membre du gouvernement) sont impliqués dans des affaires de fraudes financières se chiffrant en millions d’euros, il me semble tout de même déplacé de vouloir faire porter sur le contribuable l’intégralité ( ou une grande partie du moins) de cet effort de remboursement de la dette nationale.

Bien à vous.